Handicap Polynésie

NOTE: To use the advanced features of this site you need javascript turned on.

Les origines du mot "handicap" PDF Imprimer Envoyer
Documentation


ORIGINE DU MOT HANDICAP
 

Le mot handicap est un terme récent emprunté à l’anglais (1827).
Son origine est attribuée à l’expression « hand in cap » (main dans le chapeau, jeu d’échange d’objets personnels pratiqués au XVIe siècle en Grande Bretagne) : un arbitre, évaluant le prix des objets, était chargé de surveiller l’équivalence des lots afin d’assurer l’égalité des chances des joueurs.)

Puis le mot fut utilisé dans certains sports (notamment hippiques). Pour exprimer l’application d’un désavantage sur les meilleurs concurrents (par exemple un supplément de poids sur les meilleurs chevaux) afin d’égaliser leurs  chances  avec les moins bons lors de « courses à handicap » ;

Ce terme remplace dans la langue courante française les termes d’infirme, d’invalide ou d’inadapté.  « Le handicap ou l’impossible définition » comme le titre Michel DELCEY dans l’ouvrage qu’il dirige pour l’APF « Déficiences motrices et handicaps ».
Nous lui emprunterons cette approche qui décrit avec pertinence l’évolution des mentalités et nous place d’emblée dans l’angle de vue de la thématique de ce cours :  «(…)Pour certains, notamment dans les pays anglo-saxons, l’approche est radicale : le handicap est une situation handicapante due aux barrières environnementales, économiques et sociales, qu’une personne, en raison de ses déficiences, ne peut surmonter de la même façon que les autres citoyens (document européen édité par Disabled Persons International-DPI).
Dans un autre document européen émanant d’un groupe d’associations de personnes handicapées, le handicap apparaît dans l’interaction entre la déficience, la limitation fonctionnelle et une société qui produit des barrières empêchant l’intégration…

Ces deux approches, avec leurs nuances, ciblent le handicap comme un désavantage social dont la société est en partie responsable. Derrière l’aspect théorique de ces batailles « d’experts » se dessinent des conceptions politiques et philosophiques aux conséquences concrètes : si le handicap n’est pas le seul fait de la personne (de ses déficiences) mais est également imputable à la société, les luttes pour réduire les handicaps n’auront plus pour seule cible, les personnes (rééducation, prises en charge individualisées et catégorisées, etc.) mais aussi l’organisation sociale de la cité.

La personne n’est plus une personne handicapée - sous-entendu : de son seul fait- mais une personne en situation de handicap, du fait de caractéristiques personnelles mais aussi de par un environnement matériel, humain et social, inapproprié. »


D'après le très instructif site de l'université de Nancy2 : Territoire et prise en compte du handicap


 
Mise à jour le Mercredi, 20 Juillet 2011 09:10
 

           Rejoignez également Handicap Polynésie sur    pour des informations au quotidien