Handicap Polynésie

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10/06/2014 - Conférence et Formation sur la prévention du suicide PDF Imprimer Envoyer
Actualités Presse

Tahiti, Bora Bora et plus largement le “Continent Bleu» du Pacifique sont souvent considérés comme des paradis dans l'imaginaire des Occidentaux.  Ce mythe,  masque le paradoxe que le suicide est une des principales causes de mortalité dans la région du Pacifique, ainsi que dans certains pays d'Asie du Sud-Est ( d’où les Polynésiens ont migré durant le dernier millénaire). L'Association Internationale pour la Prévention du Suicide (AISP), en collaboration avec l'association SOS Suicide et le Bureaurégional de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), tiendra à Tahiti du 10 au 13 juin 2014 à l'hotel Le Méridien, sa 6ème conférence régionale Asie-Pacifique .

 

FORMATIONS DISPENSÉES LORS DE LA  6ème CONFÉRENCE ASIE PACIFIQUE IASP TAHITI 2014 



Ateliers pré-conférence IASP payants

le 10 Juin 2014


Evaluation clinique du risque suicidaire, par Lanny BERMAN

Le suicide est une des principales causes de décès, notamment chez les jeunes et les personnes âgées. De nombreux suicidants consultent leur médecin généraliste peu de temps avant leur passage à l’acte (sauf dans les pays en voie de développement du fait du manque d’infrastructures). Ces patients sont souvent très déprimés, parfois avec une consommation problématique d’alcool, et à moins d’être écoutés et questionnés de façon appropriée, ils sont souvent peu enclins à confier leurs idées noires. La capacité à évaluer la présence d’idées ou de comportements suicidaires ne relève pas que des professionnels de la santé mentale, c’est une démarche clinique essentielle pour les médecins généralistes, mais aussi les autres professionnels (psychiatres, psychologues, infirmiers …) confrontés à des personnes suicidaires. Cette formation propose des techniques pour évaluer les facteurs de risque suicidaire, traiter la dépression et l’abus d’alcool, et mobiliser le réseau familial et relationnel du patient, ce qui peut sauver de nombreuses vies.

Sentinelles en prévention du suicide, par Ella ARENSMAN

Cet atelier est destiné aux professionnels travaillant dans le champ de la santé mentale et des services communautaires. Les sentinelles sont là essentiellement pour venir en aide aux personnes ayant un risque suicidaire. Les sentinelles sont des personnes oeuvrant au sein des services de santé mentale et des services de proximité et qui sont susceptibles d’identifier les personnes à risque par l’exploration des facteurs de risque suicidaire. Le repérage précoce du risque suicidaire est primordial pour prévenir les actes auto-agressifs et constitue le point de départ de la prévention du suicide.

Former les formateurs  sur la dépression et le suicide, par Ella ARENSMAN (1)

Cet atelier offre une occasion unique pour les professionnels de la santé mentale et des services communautaires pour accroître leur prise de conscience des comportements dépressifs et suicidaires et améliorer leurs compétences en travaillant avec des personnes à risque de suicide .

Les objectifs éducatifs de l'atelier sont de former des professionnels pour devenir eux-mêmes formateurs de sentinelles; le contenu porte sur :

• Les attitudes envers la dépression et les comportements suicidaires

• L'étendue du problème de la dépression et les comportements suicidaires

• Les symptômes et les causes de la dépression

• Les comportements suicidaires / crises aiguës

• Les facteurs de risque de suicide et d'automutilation

• Les indications de risque aigu de comportement suicidaire

• L'intervention de crise

• Le deuil  après suicide 

Les lignes de crise, par Brian MISHARA

Cet atelier donnera les techniques et les pratiques pour intervenir, en tant qu’écoutant de ligne de crise, auprès de personnes suicidaires. Celles-ci sont basées sur les résultats d’études concernant l’efficacité des lignes de crise des Etats-Unis et du Canada (analyse des entretiens téléphoniques). Nous discuterons dans un premier temps des résultats des recherches. La capacité à être en empathie et à établir un bon contact initial est corrélée à de meilleurs résultats. Cependant, une approche focalisée sur la résolution de problèmes donne de meilleurs résultats que l’approche basée sur l’écoute non directive.  De récentes études au Canada indiquent que les écoutants plus expérimentés sont plus efficaces que des personnes non formées et que les bénévoles sont tout aussi efficaces que les personnes rémunérées. Les participants seront guidés pour identifier les obstacles à la mise en place de bonnes pratiques. Seront discutées également les techniques pour assurer la mise en oeuvre de ces bonnes pratiques ainsi que des techniques d’évaluation. La question de l’adaptation des pratiques aux singularités de chaque écoutant, ainsi qu’aux situations d’appels difficiles seront abordées par des exemples pratiques. L’accent sera mis sur la pratique de l’intervention brève via des jeux de rôle et des exemples concrets d’études de cas. Les différences d’approche entre l’aide au sein des lignes de crise et l’aide au sein des réseaux Internet seront abordées.

Thérapie de pleine conscience (Mindfulness), par Bergjlot GJELSVIK

Les troubles dépressifs, qui touchent des millions de personnes dans le monde, sont des troubles souvent chroniques et qui augmentent le risque de conduites suicidaires. La Thérapie Cognitive Basée sur la pleine conscience (ou Mindfulness ou TCBM; Segal, Williams et Teasdale, 2002) cible précisemment les processus cognitifs qui maintiennent la vulnérabilité, responsable des rechutes dépressives. Cet atelier présentera aux participants les aspects théoriques et pratiques de cette thérapie. Un cadre théorique général pour comprendre la vulnérabilité chronique, à l’origine  des rechutes dépressives et suicidaires, sera présenté et les mécanismes cognitifs en jeu seront discutés. Il s‘agira d’une initiation pratique aux techniques de base (l’intégralité de la formation et de la thérapie consisterait en un programme de 8 semaines), suivie d’un temps d’échange pour la réflexion et la discussion. 

 

Ateliers IASP inclus dans le tarif d’inscription de la conférence

(11, 12 et 13 juin)

 

Former les formateurs  sur la dépression et le suicide, par Ella ARENSMAN (2)

Cet atelier est destiné aux professionnels travaillant dans le champ de la santé mentale et des services communautaires. Il s’agit de la poursuite de l’atelier 1 sur le même sujet.

Atelier sur l’enquête START/WHO, par Kairi KOLVES

Le programme de recherche « Conduite suicidaires dans les Territoires à Risque (START) » est un programme de recherche régional multisites dans la Région Asie-Pacifique. Les différents volets composant l’enquête START seront présentés et discutés. Le premier volet vise à établir des systèmes d'enregistrement fiables pour les comportements suicidaires mortels et non mortels; le deuxième volet consiste à évaluer les stratégies d’actions les plus efficaces ; le troisième volet consiste à réaliser des autopsies psychologiques avec les proches des personnes décédées par suicide, et le quatrième volet concerne le suivi longitudinal des tentatives de suicide médicalement graves.

Medias et suicide, par Jane PIRKIS

Cet atelier présentera les résultats de recherches menées sur la façon de parler du suicide dans les médias et son impact sur de futures conduites suicidaires. Cette formation permettra de présenter les axes de recherche actuellement développés dans ce domaine, et ceux qui restent à explorer. Nous examinerons les différentes stragégies et recommandations mises en place dans plusieurs pays dans le but d’éviter toute identification aux suicidés et de favoriser chez les personnes en souffrance une demande d’aide. Nous présenterons notamment le plan « Cadre de Réflexion Initiative Médias » mis en place en Australie. Cet atelier est ouvert aux professionnels des médias et à ceux travaillant dans le domaine de la prévention du suicide, les participants seront encouragés à partager leurs points de vue et leurs analyses.

Restriction des moyens létaux, par Michael PHILIPS

L’objectif de cet atelier est de développer un modèle collaboratif pour réfléchir ensemble aux questions soulevées par l’usage  des pesticides comme moyen de suicide et trouver des solutions pour réduire le nombre de décès dus à l’ingestion volontaire de pesticides. Dans un premier temps, nous examinerons l’utilisation rationnelle des pesticides en tant que nécessité économique et agricole et leur utilisation comme moyen de suicide. Nous introduirons ensuite la notion d’accès sécurisé comme mesure efficace de réduction du suicide. Enfin, en partant du “modèle pesticide” nous développerons un cadre de référence à partir duquel l’accès sécurisé aux moyens létaux peut être reproduit et évalué dans les communautés concernées.

 

Ateliers/Formations SOS Suicide payants pré/post-conférence

10 – 14 Juin 2014

 

Interventions dans les crises suicidaires et psychotraumatisme, par Louis JEHEL

Trois modules composent cette formation. Le premier module destiné à des professionnels de la santé confrontés à l’urgence et aux personnes désirant s’investir dans le réseau CUMP, sera consacré aux urgences médico-psychologiques et présentera les structures et modalités de prise en charge par les urgences, et notamment les Cellules d’Urgences Médico-Psychologiques (CUMP). Par des mises en situation, ce module propose un guide des conduites à tenir face à des conduites suicidaires associées à des états psychiatriques décompensés. Le deuxième module sera axé sur le repérage et la prise en charge des états de crise suicidaire ; seront abordés notamment les différents états de la crise suicidaire, les facteurs de risque et de protection, l’évaluation du potentiel suicidaire par la méthode Risque-Urgence-Dangerosité. Le troisième module traitera des liens entre psychotraumatisme et suicide, en présentant la clinique des troubles psychotraumatiques et les différentes thérapies individuelles possibles. Des cas cliniques seront proposés.              

 

Etre sentinelle en prévention du suicide, par Brian MISHARA

Les objectifs de cette formation sont principalement d’apprendre à repérer une personne en détresse, évaluer brièvement le risque et l’urgence d’un passage à l’acte suicidaire à court terme et effectuer une brève intervention visant à référer la personne en détresse à une instance appropriée. Pour cela, les éléments qui seront abordés au cours de cette formation sont la définition du rôle et des responsabilités d’une sentinelle,  le repérage d’une personne en détresse et les signes avant-coureurs du suicide. Ensuite, les participants pourront, au cours de cet atelier interactif, mettre en pratique des façons d’approcher une personne en détresse, de vérifier auprès d’elle la présence d’idées suicidaires et d’estimer sommairement le danger potentiel de passage à l’acte suicidaire. Des mises en situation permettront aussi de mettre en pratique l’habileté à entrevoir des pistes d’espoir possibles afin de susciter la collaboration de la personne. Enfin, la référence, le relais et le soutien aux sentinelles seront abordés.

Initiation aux techniques de soins psycho-corporels préventifs des troubles anxio-dépressifs associés ou non à des idées de suicide, par Hiroshi IWAOKA, Isabelle TREBUCQ. 

Au cours de cette formation seront abordées les bases pratiques et théoriques du massage assis et du Shiatsu. Pour chaque type de massage seront explicités les indications thérapeutiques et les effets attendus. Les protocoles seront travaillés au cours d’exercices pratiques. 

Cette formation s’adresse à des thérapeutes corporels ou des personnes du milieu de la santé qui souhaitent mieux connaître l’intérêt et les indications de ce type de prise en charge pour mieux orienter les patients.

 

Biographie  des formateurs

Ateliers IASP

Ella Arensman est présidente de l’Association Internationale de Prévention du Suicide depuis 2013, directrice de recherche à la fondation de la recherche nationale sur le suicide, et professeur émérite associée au Département d’Epidémiologie et de Santé Publique à l’université de Cork en Irlande. Depuis plus de 10 ans, elle participe à des recherches internationales sur le suicide et plus spécifiquement sur les facteurs de risque et de protection, les phénomènes de contagion suicidaire (dits : « cluster ») et l’évaluation des programmes de prévention et d’intervention auprès de personne en souffrance suicidaire. Elle a participé à de nombreuses recherches internationales, notamment l’enquête multisite WHO en Europe sur les conduites suicidaires et l’étude CASE sur les comportements auto-agressifs chez les enfants et les adolescents. Elle a participé activement au comité de rédaction du plan national de prévention du suicide en Irlande. Elle est également membre de l’Alliance Européenne de lutte contre la dépression (EAAD).

Lanny Berman est docteur en psychologie clinique, diplômé de l’université catholique Américaine de Washington. Il est directeur de l’Association Américaine de Suicidologie (AAS) depuis 1995 et fut auparavant le directeur du Centre National d’Etude et de Prévention du suicide à l’Ecole de Psychiatrie de Washington.  Il fut également de 2009 à 2013 le président de l’IASP.  Il a publié de nombreux ouvrages (notamment sur l’évaluation clinique) et plus d’une centaine d’articles sur la thématique du suicide. Il est le lauréat des prestigieux prix Dublin et du prix Shneidman pour ses recherches sur la prévention du suicide. Il est également membre de l’Académie Internationale de Recherche sur le Suicide. 

Kairi Kolves est docteure en sociologie rattachée à l’Institut Australien de Recherche et de Prévention du Suicide. Elle a participé à la coordination de nombreuses recherches notamment l’enquête START de l’OMS sur les conduites suicidaires dans la région Asie-Pacifique. Ses travaux ont porté sur l’épidémiologie des conduites suicidaires, les conduites suicidaires chez les adolescents, les conduites alcooliques dans le processus suicidaire et la comparaison interculturelle des conduites suicidaires. 

Brian Mishara est le directeur du Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie depuis 1996. Il est professeur au département de psychologie de l'Université du Québec à Montréal depuis 1979. Chercheur de renommée internationale dans le domaine de la suicidologie, il a écrit de nombreux ouvrages sur les problématiques du vieillissement, de la consommation de médicaments ainsi que sur le suicide et l'euthanasie. Il est l’un des co-fondateurs de l'Association québécoise de suicidologie et fut Président de l'Association internationale pour la prévention du suicide de 2005 à 2009.

Michael Phillips est directeur du centre de prévention et de recherche sur le suicide et du centre de consultation spécialisé de Pékin en Chine. Il est aussi rattaché au centre de Santé Mentale de Shanghai. Il a été trésorier de l’IASP. D’origine canadienne, mais s’exprimant couramment en chinois, son domaine d’expertise est l’épidémiologie et la recherche sur la restriction des moyens létaux, notament les pesticides, méthode de suicide la plus fréquement utilisée en Asie.

Jane Pirkis est la directrice du Centre de Santé Mentale à l'Université de Melbourne. Elle est une experte, internationalement reconnue, dans le domaine de la prévention du suicide et de l'évaluation des programmes de santé mentale. Elle préside actuellement le Conseil de recherches médicales qui attribue les bourses de recherche finançant un programme de travail sur la prévention du suicide. Elle a publié de nombreux ouvrages de réflexion sur le suicide et les médias, et est la présidente fondatrice du Groupe de travail sur les Médias au sein de l'Association Internationale pour la Prévention du Suicide.

 

Ateliers SOS Suicide

Louis Jehel est professeur de psychiatrie à l’Université des Antilles et de la Guyane (UAG),  président de l’AFORCUMP-SFP, Société Française de Psychotraumatologie (organisation des soins en situations de catastrophe en France depuis 1996 - Cellules d’Urgence Médico-Psychologiques). Psychiatre, chef du service, CHU de Martinique. Il enseigne la psychotraumatologie à l’Université Paris Descartes et des Antilles –Guyane. Expert pour l’évaluation des ESPT (études, conférences, missions gouvernementales) et les facteurs prédictifs et les traitements des victimes de psychotraumatismes (risque suicidaire). Il est responsable de l’équipe de recherche IPOM (Impact des Psychotraumatismes en Outre Mer) de l’Unité INSERM 669 (Santé Publique et Mentale).  En 2012, il est devenu Président fondateur de l’AFORPOM (Association de Formation et de Recherche de la Psychiatrie d’ Outre Mer) et en 2014, membre de la branche suicide de l’ EPA (European Psychiaric Association).

Hiroshi Iwaoka est diplômé d'Etat du Japon en acupuncture et moxibustion.
Praticien et enseignant shiatsu certifié de la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel (F.F.S.T.),
il est également diplômé de l’école Thaï Massage en Thaïlande. Il a exercé pendant 
15 années en cabinet et en clinique en acupuncture, moxibustion et shiatsu au Japon avant de s’installer à Paris 
en 2005. Il est président de l’école de Myo-Energétique, homologuée par l’Union Française des Professionnels de Shiatsu Thérapeutique où il enseigne la myo-énergétique, technique de rétablissement de l’équilibre corporel par la santé qu’il a par ailleurs théorisé. Il a publié un ouvrage en français sur cette méthode dont il est le concepteur : « Myo-energétique » (Guy Tédaniel Editeur, Paris, 2007).

Isabelle Trébucq, est directrice de l’Ecole Internationale Tahiti Massage, coordinatrice de Diplômes d’Université à l’UPF (« praticien de bien être », « spa manager », « métiers du Bien-être »)

 

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Mise à jour le Mercredi, 09 Avril 2014 14:23
 

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