Handicap Polynésie

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Polyhandicap PDF Imprimer Envoyer
Présentation du Handicap

Polyhandicap, plurihandicap, surhandicap

L'approche par type de déficience représente une catégorisation bien schématique qui trouve rapidement ses limites. Trois termes souvent utilisés pour décrire des combinaisons fréquentes de déficiences méritent d'être définis :

- le polyhandicap. Il a reçu une définition formelle en France dans un texte réglementaire organisant le type correspondant d'établissements pour enfants : il s'agit de l'association de déficiences motrice et intellectuelle sévères associées éventuellement à d'autres déficiences, et entraînant une restriction extrême de l'autonomie.

- le plurihandicap peut être défini par l'association de plusieurs déficiences ayant approximativement le même degré de gravité, ceci empêchant de déterminer une déficience principale et posant des problèmes particuliers de prise en charge, car les capacités restantes ne permettent pas toujours d'utiliser les moyens de compensations habituels (exemple : la vision autorise l'usage de la langue des signes à un sourd mais pas à un sourd-aveugle).

- le surhandicap est généralement compris comme l'agravation d'un handicap existant par les difficultés relationnelles qu'il provoque, d'autant plus graves qu'elles surviennent notamment en cas de handicap congénital et obèrent gravement le développement psychique de l'enfant, ajoutant des déficiences psychiques et/ou intellectuelles aux déficiences d'origine (intellectuelles ou sensorielles par exemple).

Par ailleurs, les déficiences ne sont qu'un des niveaux d'expérience permettant de décrire la situation de handicap. Or, à déficience identique, les incapacités, restrictions d'activité et de participation qui en résultent sont très variables selon les individus et le contexte dans lequel ils évoluent. Il faut donc se garder d'imaginer qu'un regroupement par déficience permet d'envisager les difficultés et les solutions de manière parfaitement homogène.

Enfin, on peut compléter cette description par un bref point sur quelques " catégories " souvent présentées comme homogènes car elles présentent des caractéristiques ou des problématiques apparaissant comme spécifiques. C'est ainsi qu'au cours du temps ont été développées des politiques spécifiques en faveur de catégories de personnes regroupées selon un diagnostic, par exemple l'autisme ou l'origine des troubles, comme pour les traumatisés crâniens et cérébro-lésés.Un tel regroupement permet certes d'aborder les difficultés spécifiquement rencontrées par les personnes qui en sont atteintes, mais présente le risque d'occulter des besoins communs avec d'autres types de pathologies occasionnant des déficiences de même type et qui permettent d'imaginer des réponses similaires et groupées. A une souhaitable mise en lumière de spécificités répond alors un risque certain de " ghettoïsation " de certaines catégories de personnes handicapées.

 

Mise à jour le Mercredi, 20 Juillet 2011 09:23
 

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